Anatomie d’un acte conflictuel
L’action conflictuelle revêt bien des aspects visuels, mais son processus chronologique, son mécanisme intrinsèque est pratiquement toujours le même. Que ce soit avec une arme, une chaise, ses propres mains ou simplement avec des mots, le conflit d’une ou de plusieurs personnes s’établit sous la forme d’une conversation. Parfois l’un monopolise ou coupe la parole de l’autre, mais le plus souvent c’est un échange alternant et foudroyant qui se produit.
Cette similitude avec la forme dialoguée, tant dans les variations de rythme que la construction verbale, facilite l’expression de sentiments liés à une action spectaculaire. La création d’une cascade scénique ou d’un combat se doit donc d’être liée de manière intime aux propos des interprètes et à la cohésion dramaturgique. Bien évidemment, cette réalité n’interdit pas la rupture, la surprise, mais l’évènement présenté ne doit pas exister au détriment du concept et de l’idée maîtresse du metteur en scène ou du réalisateur.