Comme nous l'avons déjà écrit, nous ne cherchons pas à faire l'apologie de la violence. L'enseignement martial se structure autour de trois axes :
L'épanouissement du pratiquant
Le travail sur le développement physique en rapport avec les possibilités de chacun, la conduite progressive vers une solide maîtrise technique, la mise en place d'un état d'esprit spécifique à l'art pratiqué sont les piliers de la pédagogie au sein de l'ELAA.
La vocation artistique
L'une des finalités de l'enseignement est de permettre d'appliquer les diverses techniques martiales dans le cadre du monde du spectacle. Il est important de préciser que les nombreux éléments qui proviennent de traités anciens ou de la logique de combat sont proposés "in fine" comme une conversation entre deux partenaires devant un public plutôt qu'un rudimentaire affrontement. C'est donc une escrime destinée à restituer une situation dans son ensemble avec son émotion. Les escrimeurs apprennent ainsi à mieux gérer les attentes spécifiques du public, car nous accordons une place importante au jeu scénique.
La mémoire et l'héritage
La source des techniques enseignées est issue des manuscrits et prend dans certains cours une place approchant la reconstitution comme dans les cours XVIIIème ou les cours d'escrime antique. Nous proposons régulièrement des stages de duélisme où l'aspect de l'affrontement prime, comme des présentations davantage basées sur des démarches archéologiques. Cette démarche est un outil important de découverte et d'enrichissement de notre art, mais elle a en toute logique ces limites. C'est ainsi que lors des manifestations en public ces découvertes sont présentées, mais la majeure partie des démonstrations sont chorégraphiées dans un souci de sécurité, et de richesses techniques et visuelles
L'aspect historique n'est pas négligé, bien au contraire.
Le physique et l'imaginaire non plus...